Transmettre l’attention à ses enfants : ce qu’on donne sans le savoir

On ne transmet pas l’attention à ses enfants en leur imposant des livres. On la transmet en l’incarnant soi-même. Ce que la science dit et des gestes simples qui font vraiment la différence.

⏳ Transmettre l’attention à ses enfants – Temps de lecture ~15 minutes

Enfant assis près d’un adulte qui lit un livre dans un salon, lumière chaude du soir, symbole de la transmission de l’attention par le modèle parental.
Un enfant n’apprend pas seulement par ce qu’on lui dit. Il observe notre manière d’être là. Lire en sa présence, sans écran, sans discours, peut devenir une façon simple de transmettre l’attention à ses enfants.

Introduction sur une soirée banale

L’autre soir, nous étions assis dans le canapé avec mes enfants. Je lisais et eux étaient sur leur écran. Une simple soirée de relâche après une journée ordinaire.

En levant les yeux, j’ai remarqué qu’un de mes fils m’observait. Il ne fixait pas le livre. J’ai l’impression qu’il regardait plus comment j’étais, là, sans bouger, absorbé vraiment par ce que je faisais. Comme s’il réalisait ce que ça donnait de rester dans quelque chose sans le quitter.

Il n’a rien dit et est retourné dans sa partie. Mais cet instant subtil m’a marqué. Car j’ai eu le sentiment que j’avais transmis une chose qui me tenait à cœur de transmettre.

Je me suis demandé combien de fois ils m’avaient vu dans cet état. Et combien de fois, au contraire, ils m’avaient vu chercher mon téléphone dès qu’un silence apparaissait.

On parle souvent de ce qu’on dit à ses enfants. Rarement de ce qu’on leur montre, simplement en étant là d’une certaine façon. Et pourtant c’est de là que vient la transmission la plus profonde.


La tension du quotidien

Je suis papa solo. Et je suis assez fier de la façon dont j’organise cette parentalité.

On fait beaucoup ensemble. Des sorties, du sport, des jeux, des voyages. Mon objectif est de créer des jolis souvenirs. Je tiens à ce que mes garçons aient une enfance pleine, curieuse, vivante. Pour qu’ils puissent plus tard raconter ces bribes de vie comme j’aime leur raconter un peu ma jeunesse.

Mais il y a aussi tout le reste : le travail, l’appartement, la cuisine, le linge. Et de surcroît, comme tout le monde, j’ai besoin de temps à moi. Ces moments où l’esprit peut vaguer tranquillement, sans obligation, sans sollicitation. C’est dans ma façon de fonctionner, tout simplement.

Pendant ces moments-là et à mon grand regret, leur réflexe est devenu, presque systématiquement, les écrans.

Il est vrai que lorsqu’ils sont sur les écrans, ils sont absorbés, ils me laissent l’espace dont j’ai besoin. C’est pratique, c’est facile et c’est même, parfois, un soulagement.

Mais avec le temps, c’est devenu leur premier et unique réflexe. L’ennui arrive, l’écran suit, immédiatement. J’aimerais tellement les voir prendre un livre à la place. Installer un jeu de société, construire quelque chose, inventer. Mais non. Et quand j’essaie de mettre ça en place, doucement, les écrans reviennent à chaque fois.

Mon objectif n’est pas zéro écran. Ce n’est pas réaliste, et ce n’est pas le sujet. Ce que je veux, c’est qu’ils réalisent qu’il existe tout un univers de possibles au-delà. Que l’ennui n’est pas une urgence à éteindre mais parfois le début de quelque chose de mémorable.

Et en cherchant comment y arriver, j’ai réalisé que la réponse ne commençait pas par eux. Elle commençait par moi.


Ce qu’ils voient, même quand on ne le sait pas

Les enfants n’apprennent pas l’attention par les discours. Ils l’absorbent par imprégnation. Ils regardent ce que les adultes autour d’eux font de leur propre attention, et c’est ça qui construit leur rapport au temps, à la présence, à l’ennui.

En mai 2025, une étude publiée dans JAMA Pediatrics a analysé 21 travaux portant sur près de 15 000 enfants dans dix pays différents. Son constat : l’usage parental de la technologie en présence d’un enfant, ce que les chercheurs appellent la technoférence, est associé à des résultats cognitifs plus faibles, à moins de comportements prosociaux, à un attachement réduit et à davantage de temps d’écran chez l’enfant lui-même. Les effets sont modérés et pas catastrophiques. Mais la direction est constante dans toutes les études : ce que le parent fait de sa propre attention compte.
(Toledo-Vargas, M. et al. (2025). Parental Technology Use in a Child’s Presence and Health and Development in the Early Years. JAMA Pediatrics, 179(7), 730-737.)

Cette étude porte spécifiquement sur l’usage des technologies et ne permet pas de comparer directement un téléphone à un livre. Elle rappelle néanmoins quelque chose de plus large : la disponibilité du parent compte. Le support n’explique probablement pas tout, mais certains outils rendent l’interruption et la dispersion beaucoup plus fréquentes que d’autres. Ce qui se transmet surtout c’est une qualité et une façon d’être.


La lecture d’abord : ce que la science a prouvé

Revenons à la lecture, parce que c’est le sujet principal de cette constellation d’articles, et parce que ce que la recherche dit sur elle est à la fois simple et frappant.

Une étude allemande a suivi 1 242 enfants de la maternelle jusqu’au CM2. Conclusion : les familles qui lisaient ensemble et qui allaient à la bibliothèque quand les enfants étaient petits avaient des enfants qui lisaient davantage par plaisir, et avec une meilleure compréhension, quatre à cinq ans plus tard. Ces résultats suggèrent que vivre tôt la lecture comme une activité familière et partagée peut favoriser, plusieurs années plus tard, l’envie de lire par soi-même.
(Pfost, M. & Heyne, N. (2023). Joint book reading, library visits and letter teaching in families. Reading and Writing.)

La neurologie confirme que ce n’est pas qu’une affaire d’habitude. Dans un petit échantillon de 47 enfants d’âge préscolaire, un environnement familial plus riche en pratiques de lecture était associé à une meilleure organisation de certains faisceaux de substance blanche soutenant le langage et les premiers apprentissages de la lecture. Dit plus simplement : les connexions qui permettent de rester dans quelque chose, de comprendre, de suivre un fil long, sont plus développées. Ces connexions ne se forgent pas dans le vide. Elles se construisent dans la proximité, page après page, présence contre présence.
(Hutton, J.S., Dudley, J., Horowitz-Kraus, T., DeWitt, T. & Holland, S.K. (2020). Associations between home literacy environment, brain white matter integrity and cognitive abilities in preschool-age children. Acta Paediatrica, 109, 1376-1386.)

Et ce n’est pas une histoire de livres parfaits ni de lectures impeccables. Une méta-synthèse internationale publiée en 2025 dans Frontiers in Psychology montre notamment l’importance du plaisir partagé, de la motivation parentale et d’un contexte familial favorable. Au-delà de l’apprentissage, lire ensemble peut ainsi devenir un espace de proximité et d’attention conjointe. Donc pas de performance de lecture mais plus la qualité du moment de lire ensemble.
(Nan, J. et Tian, Y. (2025). Parent-child shared book reading challenges and facilitators. Frontiers in Psychology.)


Au-delà des livres : l’attention comme héritage

Mais la lecture n’est qu’un espace parmi d’autres. Le vrai sujet est plus large.

Ce qu’on transmet vraiment à ses enfants, ce n’est pas le goût des livres en particulier. C’est quelque chose de plus profond : la capacité de rester dans quelque chose. De commencer quelque chose et de le finir. D’être vraiment là, dans ce qu’on fait, plutôt que de jongler entre dix choses à la fois.

Et ça, ils l’apprennent partout. Pas seulement le soir avec un livre.

Ils l’apprennent quand ils voient un parent finir une conversation avant de répondre à leur question. Quand ils voient quelqu’un marcher dehors sans casque, les yeux ouverts sur ce qui se passe. Quand ils vivent un repas sans téléphone sur la table, non pas comme une sanction mais comme quelque chose de normal. Quand ils voient un adulte tenir dans l’ennui quelques minutes sans se précipiter vers une distraction.

Moi, je travaille à la maison. Le bureau et la vie de famille ne font qu’un espace. Mes fils voient ce que je fais de mon attention du matin au soir. Ils voient quand je bascule toutes les dix minutes d’une tâche à une autre. Ils voient aussi, de temps en temps, quand je pose vraiment ce que j’avais en main et que je suis entièrement là avec eux.

Ce que je leur transmets n’est pas ce que je décide de transmettre. C’est ce que je suis, dans les moments où ils m’observent sans que je le sache.


Ce que la forêt sait sur la transmission

Jeune arbre poussant près d’un grand arbre dans une forêt humide, racines et filaments visibles dans le sol, symbole de la transmission de l’attention à ses enfants par proximité.
Dans la forêt, la transmission ne ressemble pas à une leçon. Elle passe par la proximité, le sol partagé, les liens invisibles. Avec les enfants aussi, une part essentielle de l’attention se transmet dans ce qu’ils voient de nous, jour après jour.

Je veux m’arrêter un moment sur quelque chose que j’ai trouvé intriguant quand je l’ai appris.

Dans les années 1990, une chercheuse canadienne en écologie forestière, Suzanne Simard, a publié une découverte dans la revue Nature qui allait changer la manière de comprendre les forêts. Elle a montré que les arbres ne vivent pas en compétition isolée les uns des autres. Ils sont reliés, sous terre, par un réseau dense de filaments fongiques appelé réseau mycorhizien. Et à travers ce réseau, ils échangent du carbone, de l’eau, des signaux chimiques, des nutriments.
(Simard, S.W. et al. (1997). Net transfer of carbon between ectomycorrhizal tree species in the field. Nature, 388, 579-582.)

Mais ce qu’elle a découvert ensuite est encore plus bouleversant. Les grands arbres adultes, ceux qu’elle a appelés les arbres mères, reconnaissent leurs propres descendants dans le réseau. Les recherches suggèrent que les liens mycorhiziens peuvent faciliter des transferts de ressources entre arbres et semis, parfois en fonction de leur parenté. L’ampleur et les effets réels de ces échanges dans les forêts naturelles restent néanmoins discutés. Sans confondre une forêt avec une famille humaine, cette image me rappelle que la transmission se produit aussi par l’environnement partagé.
(Simard, S.W. (2021). A la recherche de l’arbre-mère. Découvrir la sagesse de la forêt. Dunod.)

La transmission ne se fait pas par l’enseignement. Elle se fait par le contact, par la proximité, par le partage de quelque chose de vivant. Je t’invite à découvrir l’article sur La mémoire des arbres pour aller plus loin.

Un jeune arbre pousse mieux à côté d’un arbre adulte sain non pas parce qu’il l’imite consciemment, mais parce qu’il reçoit, du sol commun, quelque chose qui nourrit sa croissance. Il ne sait pas qu’il reçoit. L’arbre mère ne sait pas qu’il donne. Et pourtant le transfert a lieu.

Ce que nos enfants absorbent de nous ne passe pas par les règles qu’on énonce. Cela passe par l’atmosphère qu’on crée, par ce qu’on est quand on croit ne rien transmettre. Le sol dans lequel quelque chose peut pousser ou non.


Des gestes qui transmettent

Je ne vais pas proposer une méthode. Les méthodes sur la parentalité sont partout, et la plupart ajoutent une pression de plus sur des épaules déjà chargées. Ce que je propose, c’est plus simple : des moments, répétés, dans lesquels quelque chose se passe sans qu’on ait besoin de le formuler.

Main d’adulte tenant un livre et main d’enfant posée sur un livre illustré à la même table, symbole de la transmission de l’attention à ses enfants par l’exemple.
On ne transmet pas toujours l’attention en expliquant. Parfois, elle se transmet dans une scène ordinaire : un adulte absorbé dans son livre, un enfant dans son propre monde, deux présences côte à côte, sans écran, sans consigne, sans performance.

Lire en leur présence, pour soi

Pas lire à voix haute. Juste lire pour soi, dans la même pièce qu’eux. Leur montrer ce que ça donne, d’être absorbé dans quelque chose pendant vingt minutes. Sans téléphone à côté, sans pause pour vérifier les messages. C’est un geste simple qui peut compléter la lecture partagée : leur permettre de voir que les livres ont aussi une place réelle dans notre propre vie. Non pour leur enseigner la lecture, mais parce qu’on leur montre ce que ça vaut, de rester.

Protéger un moment sans écran, simplement

Pas une règle ni une charte familiale. Juste poser le téléphone hors de vue pendant le dîner, ou les vingt minutes avant de coucher les enfants. L’espace créé par l’absence d’écran ne se commande pas. Il s’installe. Les conversations s’ouvrent, les questions arrivent, les silences deviennent habités plutôt que remplis.

Laisser l’ennui durer un peu

Quand l’un de mes garçons dit « je m’ennuie », mon premier réflexe est de proposer quelque chose. Le deuxième réflexe, celui que j’essaie de développer, est d’attendre cinq minutes. Juste cinq minutes. Pas pour le faire souffrir. Pour lui laisser le temps de mobiliser ce qu’il a en lui. Ce passage par la friction, l’ennui temporaire avant que quelque chose d’autre émerge, c’est exactement là que se construit la capacité à s’absorber dans quelque chose.

Parler de ce qu’on lit, de temps en temps

Pas sous forme de recommandation ou de cours. Juste mentionner, en passant, ce qu’on est en train de lire. Ce qui nous a surpris. Ce qu’on n’a pas encore compris. Montrer que les adultes aussi cherchent, s’étonnent, restent dans quelque chose qui dépasse ce qu’un écran peut donner.


Pour aller plus loin dans la constellation

Si tu veux comprendre ce qui fragmente l’attention au quotidien, chez les adultes comme chez les enfants :

Comprendre pourquoi on n’arrive plus à se concentrer. Ce que la science dit et comment faire pour être pleinement dans ce qu’on fait ou avec qui on est.

Pourquoi je n’arrive plus à me concentrer

Pourquoi et comment apprendre à ne rien faire ? Ce que la neuroscience et la philosophie disent de la capacité à rester, et comment la retrouver doucement.

Apprendre à ne rien faire – Pourquoi et comment ?

Pourquoi je n’arrive plus à penser par moi-même ? Certains philosophes ont déjà proposé des pistes pour comprendre pourquoi la pensée longue est devenue rare.

Pourquoi je n’arrive plus à penser par moi-même ?

Le pilier de cette constellation, sur ce qui se passe vraiment quand on n’arrive plus à lire :

Pourquoi je n’arrive plus à lire — ce qui se passe vraiment


Conclusion du refuge

Je ne suis pas arrivé au bout de cette histoire avec mes garçons. Les écrans sont encore là, souvent, dès que j’ai le dos tourné. Je me dis que les habitudes changeront, doucement, sur le long terme.

Mais il y a eu ce soir sur le canapé. Et quelques autres depuis, où l’un d’eux a pris un livre, sans qu’on lui demande. Où ils ont laissé l’ennui durer un peu avant de chercher quoi faire.

Ce n’est pas grand-chose. Mais c’est une petite victoire qui compte à mes yeux.

Livre adulte et livre pour enfant posés sur un parquet dans une lumière chaude, symbole de la transmission de l’attention à ses enfants et du goût des livres sans contrainte.
Un livre d’adulte, un livre d’enfant, posés dans la même lumière. Rien n’est forcé, rien n’est parfait. Parfois, transmettre l’attention à ses enfants ressemble simplement à cela : créer un terrain où les livres peuvent être repris, un soir, sans qu’on ait besoin de demander.

Maintenant, je sais que certaines choses partent de nous. De ce qu’on leur montre, de comment on fonctionne et comment on réagit. Je ne souhaite pas changer fondamentalement mes habitudes et ma manière d’être. Cependant, en ayant conscience que ce que je transmets passe aussi par-là, je suis un peu plus vigilant au quotidien et, je l’espère, cela aura un impact sur le long terme.

Je sais aussi bien sûr que je ne serai ni leur seul modèle ni le seul responsable de ce qu’ils aimeront. Mais je peux créer un terrain favorable, imparfait, vivant, où d’autres gestes que le réflexe de l’écran restent possibles.

Prends soin de toi et de ta manière d’habiter ta vie.

Voyageur ✨


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FAQ – Transmettre l’attention à ses enfants

Comment transmettre le goût de la lecture à son enfant sans le forcer ?

En lisant soi-même, en sa présence, sans que ce soit pour lui. La recherche montre que la lecture partagée en famille à l’âge préscolaire prédit le goût de lire plusieurs années plus tard. Ce qui se transmet avant la technique, c’est l’atmosphère : voir un adulte absorbé dans un livre dit quelque chose sur ce que ça vaut, de rester dans quelque chose. On ne convainc pas un enfant d’aimer lire. On crée le terrain dans lequel ce goût peut pousser.

Pourquoi mon enfant n’arrive-t-il plus à rester sur une activité sans écran ?

L’attention est une capacité qui se développe par la pratique. Quand l’ennui est systématiquement évité par un écran, l’enfant n’a jamais l’occasion de mobiliser lui-même ses ressources intérieures. Le passage par la friction, ces quelques minutes d’inconfort avant que quelque chose d’autre émerge, est justement là que se construit la capacité à s’absorber dans quelque chose. Laisser durer l’ennui quelques minutes avant de proposer une alternative est souvent plus efficace que n’importe quelle substitution.

Faut-il interdire les écrans pour que les enfants apprennent à se concentrer ?

Non, et cette approche rate souvent l’essentiel. La méta-analyse publiée dans JAMA Pediatrics en 2025 montre que ce qui compte n’est pas l’écran en lui-même mais la qualité de la présence parentale. Un parent présent en apparence mais absent à l’intérieur transmet la même chose qu’un parent sur son téléphone. Quelques moments protégés, vraiment habités, valent plus qu’une interdiction stricte.

Qu’est-ce que les réseaux mycorhiziens des arbres ont à voir avec l’éducation ?

Les travaux de Suzanne Simard ont montré que les arbres adultes transmettent des ressources à leurs descendants non pas par l’enseignement mais par le réseau souterrain qui les relie. La transmission se fait par contact et proximité, pas par instruction. C’est une métaphore scientifiquement fondée de ce qui se passe entre parent et enfant : ce qu’on transmet de plus profond ne passe pas par les règles énoncées mais par l’atmosphère qu’on crée et ce qu’on est dans les moments ordinaires.


Sources de l’article « Transmettre l’attention à ses enfants »

Toledo-Vargas, M. et al. (2025). Parental Technology Use in a Child’s Presence and Health and Development in the Early Years. JAMA Pediatrics, 179(7), 730-737.

Pfost, M. & Heyne, N. (2023). Joint book reading, library visits and letter teaching in families. Reading and Writing.

Nan, J. et Tian, Y. (2025). Parent-child shared book reading challenges and facilitators. Frontiers in Psychology.

Hutton, J.S., Dudley, J., Horowitz-Kraus, T., DeWitt, T. & Holland, S.K. (2020). Associations between home literacy environment, brain white matter integrity and cognitive abilities in preschool-age children. Acta Paediatrica, 109, 1376-1386.

Simard, S.W. et al. (1997). Net transfer of carbon between ectomycorrhizal tree species in the field. Nature, 388, 579-582.

Simard, S.W. (2021). A la recherche de l’arbre-mère. Découvrir la sagesse de la forêt. Dunod.

Rapport Enfants et écrans. À la recherche du temps perdu. Présidence de la République, avril 2024.

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